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sâmbătă, 23 ianuarie 2016

Le répétable fardeau



Le répétable fardeau

Ceux à qui les parents sont vivants, et non pas que des ombres,
Même en dormant entendent pleurer les yeux du monde.
Que l’on ait été sage ou non, ou que l’on soit à présent,
Aujourd’hui, en vieillissant, ils nous manquent, nos parents.
Quels parents ? Juste des gens, qui n’ont plus de place,
Faute d’avoir tant d’enfants et tant de malchance
Juste des croix, encore vivantes, respirant difficilement,
Ce sont eux ces parents qui soupirent incessamment.
Quels parents ? Ils sont tout simplement des gens,
Douloureusement conscients de la valeur de l’argent.
Jeunes ou non, peu importe, leurs cheveux ont blanchi
Pour s’être fait tellement de soucis,
Pour aider leur enfant réussir dans la vie,
Combien de nuits blanches, d’angoisses, d’ennuis !
Même maintenant, quand j’écris, comme si je hurlais,
Je les vois, je les sens souffrir dans un coin.
Après de longues semaines on pense à eux, enfin,
Vieux enfants que nous sommes, avec de vieux parents.
Est-ce qu’ils ont du bois pour le chauffage, est-ce qu’ils ont mal au dos,
Est-ce qu’ils ne sont pas déjà morts, tristes, dans leurs maisons….
Entre eux et leurs enfants il y a une meute de chiens,
Ainsi que l’ombre lourd du pain quotidien.
Ceux à qui les parents sont vivants, et non pas que des ombres,
Même en dormant entendent pleurer les yeux du monde.
Car le plus dur dans la vie ce n’est pas d’être l’enfant,
Le plus dur dans la vie c’est d’être le parent.
Les yeux du monde pleurer, plein de larmes écoulées,
Mais pour le déluge, ce n’est toujours pas assez.
A-t-on encore des parents ? Ont-ils encore des enfants ?
Sur cette terre de croix, c’est trop dur pour les humains,
La tête baissée, humiliés par les besoins,
Dans une petite ville, au fond d’un patelin,
Ils attendent sans cesse un signe de leurs ancêtres,
Ou que leurs enfants leur écrivent une lettre.
Des fois, comme des fantômes, ils se traînent dehors,
Et ils parlent de nous, comme de leurs aïeuls morts.
Ceux à qui les parents sont vivants ne sont pas encore abandonnés,
Ceux à qui les parents sont vivants ont encore un passé.
Ils nous ont mis au monde, élevés, amenés jusqu’ici,
Et nous avons nos propres enfants aujourd’hui.
Ils peuvent sembler énervants quand on n’a plus rien à leur demander,
Et généralement ils sont aussi un peu agaçants.
Ils ne voient plus, ils n’entendent plus, ils marchent trop lentement,
Il faut trop leur redire et leur expliquer et ça prend du temps,
Cabossés, bosselés, dans un rythme infernal
Ils nous demandent si on connait un directeur d’hôpital.
Ils font tellement pitié, n’est-ce pas,
Surtout parce qu’ils sont devenus impuissants ?
On les sent comme un fardeau, et ils en sont conscients,
Et leurs regards nous implorent muettement…
Il reste peu de temps, vraiment peu,
Pour porter encore ce fardeau.
Ensuite, on sera très libres dans ce monde,
Et plus personne ne nous demandera quoi que ce soit.
Et le jour où on sentira inévitablement
Que nous sommes un fardeau pour nos propres enfants,
Et quand, tardivement, désespérément, on comprendra
Ce qu’aujourd’hui on ne comprend pas,
On saura enfin pourquoi les enfants oublient dans une seconde,
Et pourquoi ils ne voient aucun œil pleurer dans ce monde.
On saura pourquoi le déluge n’est pas encore venu,
Quoiqu’il pleuve sans arrêt et qu’il neige toujours,
Quoique le monde dans lequel on est maintenant des parents
Sanglote éternellement.

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